Passerelle Liban

Les Retours d'expérience

Bon­jour à tous,

Nous som­mes bien­tôt fin mars, et cela fait quel­ques mois que nous n’avons pas donné de nou­vel­les, pas par faute de moti­va­tion, ni de temps (quoi­que…) mais par faute d’élé­ments à met­tre en ligne, et si par­ler pour ne rien dire sur la Toile peut être cou­rant, nous ne sou­hai­tons pas en faire de même sur ce site !

Au mois de jan­vier 2011, nous avons eu le retour d’expé­rience à la Ville d’Échi­rol­les (salle Estienne d’Orves). Par­ta­ger auprès des jeu­nes, et moins jeu­nes, échi­rol­lois, notre pro­jet, ce que l’on a pu vivre et com­ment on sou­haite le met­tre en lien et l’inté­grer dans la vie citoyenne d’une ville est essen­tiel pour mon­trer notre enga­ge­ment au sein de ce pro­jet.

Au mois de mars, c’était à la Mai­son de la Région de Gre­no­ble, en pré­sence de l’élue char­gée de la jeu­nesse, Madame S. Bou­kaala, que nous avons pris con­nais­sance de pro­jets sou­te­nus par la Région depuis deux ans, au niveau régio­nal et sur­tout isé­rois.

Nous voyons à tra­vers ces ren­con­tres, temps de par­ta­ges impor­tant, com­bien il est néces­saire de dis­cu­ter avec d’autres por­teurs de pro­jets, avant et après la réa­li­sa­tion, d’autant plus qu’il n’est pas encore ter­miné nous l’espé­rons, avec la venue en 2012 des jeu­nes Liba­nais dans notre Région et Dépar­te­ment.

Por­ter un pro­jet ne signi­fie pas seu­le­ment le réa­li­ser, mais aussi et sur­tout le par­ta­ger, pour qu’il trouve sens auprès d’autres jeu­nes.

Exposition Photos et Etat des Lieux - Novembre 2010

Bon­jour à tous,

la ren­trée a été pour tout le groupe l’occa­sion de reve­nir à ses occu­pa­tions diver­ses et variées, mais pas d’oublier le pro­jet Pas­se­rel­le­Li­ban 2010.

Avant d’en venir au cœur de cet arti­cle, je tiens à signa­ler que les retours de pro­jet des deux pre­miè­res admi­nis­tra­tions publi­ques, Saint Étienne de Cros­sey mi-sep­tem­bre ainsi que celui d’Eybens le 2 octo­bre ont été un franc suc­cès, per­met­tant d’échan­ger à la fois avec les autres jeune por­teurs de pro­jets ainsi qu’avec le public venu nom­breux afin de les décou­vrir.

C’est, en effet, après deux mois de réflexion que nous vous annon­çons la mise en appli­ca­tion, non pas d’une loi, mais d’un pro­jet. L’abou­tis­se­ment du pro­jet, la 1ère par­tie au Liban, est en passe de con­cré­ti­ser via la pré­sen­ta­tion dans un mois, à la mai­rie d’Échi­rol­les, de l’expo­si­tion de pho­to­gra­phies. Retra­çant les deux semai­nes de notre expé­rience à Ain el Khar­roubé, près de Bik­faia, dans la ban­lieue nord est de Bey­routh (pour rap­pel, ou pour les nou­veaux arri­vants sur le site), l’expo­si­tion con­tien­dra pas moins de 30 pho­to­gra­phies et esquis­ses réa­li­sées par l’ensem­ble des por­teurs du pro­jet (d’Anna­belle, Camille, Claire pour les esquis­ses, Gué­nola, Isa­belle, Soi­sic, & Vin­cent).

Expo-PhotoToute la dif­fi­culté de la sélec­tion a été de déci­der, et ce, à tête repo­sée, d’un choix non pas exhaus­tifs (cela n’est humai­ne­ment pas pos­si­ble de faire un tri sans faire appel à nos sen­ti­ments, nos opi­nions… mais avec deux mois de recul, la sub­jec­ti­vité reste tou­jours pré­sente face à notre pro­jet) mais plu­tôt dans le con­sen­suel, afin de ser­vir au mieux le vécu de notre pro­jet, et de le média­ti­ser de la meilleure manière.

Car, il ne faut pas l’oublier, l’expo­si­tion de pho­to­gra­phies, bien qu’elle débute sa car­rière mobile, au mois de décem­bre 2010 lors des retours de pro­jets à la mai­rie d’Échi­rol­les, puis cela est encore à déci­der au niveau des moda­li­tés tem­po­rel­les, à la Mai­son de la Région Rhône Alpes de Gre­no­ble. Logo Région

Nous devons éga­le­ment faire un retour de notre pro­jet au Lycée Marie Curie d’Échi­rol­les, et pour cela être dis­po­ni­ble quand les lycéens le sont, c’est à dire le midi afin de pou­voir viser le plus lar­ge­ment ce jeune public et les inci­ter à s’impli­quer dans de tels pro­jets, fédé­ra­teurs au sein d’un groupe et per­met­tant de s’ouvrir sur la société con­tem­po­raine qui nous entoure.

Plus qu’un grand dis­cours, qui com­mence à s’éter­ni­ser, nous sou­hai­tons vous invi­ter bien­tôt à venir visi­ter la gale­rie photo, tou­jours d’actua­lité, qui nous le savons tarde à se met­tre en place, par faute de sou­cis tech­ni­ques…

En atten­dant, nous vous disons à bien­tôt pour vous infor­mer de nos nou­vel­les avan­cées dans Pas­se­rel­le­Li­ban 2010.

L'avenir du Projet Passerelle-Liban

Comme nous venons de l’évo­quer, le pro­jet n’est qu’à moi­tié ter­miné.

Si nous som­mes bien reve­nus en France, il nous reste à pré­pa­rer l’expo­si­tion de pho­to­gra­phies afin de pou­voir ren­dre compte de notre aven­ture. Pour cela, nous sou­hai­tons finir de trier les pho­tos pour ensuite faire une selec­tion des meilleu­res pho­tos, ou en tout cas les plus par­lan­tes.

Nous allons éga­le­ment faire les bilans et de pro­jet et finan­ciers du pro­jet afin de les envoyer à nos par­te­nai­res (Mai­ries d’Echi­rol­les, d’Eybens, de Saint Etienne de Cros­sey, et la Région Rhône-Alpes).

La seconde par­tie du pro­jet va être d’orga­ni­ser la venue des Liba­nais sur place. Les ques­tions qui vont être posées sont cel­les de l’emploi du temps une fois sur place. Celle du loge­ment étant réso­lue : comme au Liban, ce sont les, nos, famil­les qui vont accueillir les Liba­nais, majeurs qui pour­ront venir en France. C’est aussi pour cela que nous devons éta­blir un bud­get pré­vi­sion­nel pour eux afin qu’ils pren­nent leurs dis­po­si­tions pour faire des actions de recher­ches de fonds.

En ce qui con­cerne le site Inter­net, nous pou­vons sou­li­gner deux cho­ses : - Le man­que de pho­tos sera com­blé d’ici la fin de semaine pro­chaine. Nous essayons de faire au plus vite pour illus­trer notre pro­jet mais il faut faire une sélec­tion parmi des mil­liers de pho­to­gra­phies, ce qui n’est pas chose aisée ! - Le nom­bre de visi­teurs : au cours deux semai­nes sur place, le site a accueilli pas moins de 1000 visi­teurs uni­ques par semaine, si ce n’est plus ! Nous allons donc encore essayer d’aug­men­ter le tra­fic autour de ce pro­jet afin de valo­ri­ser à la fois notre expé­rience de groupe, nos expé­rien­ces per­son­nel­les, la média­ti­sa­tion à venir du pro­jet et nos par­te­nai­res.

Merci à tous de nous lire,

Ou comment faire un bilan... avec un léger retard !

Bon­jour à tous,

C’est avec quel­ques jours de retard que nous écri­vons ces lignes. N’ayant plus Inter­net au vil­lage d’Aïn El Kar­roubé, nous avons attendu le retour en France, sur Gre­no­ble, pour rédi­ger ce billet.

Nous avons bien atterri samedi, avec une heure et demi de retard à l’aéro­port de Lyon Saint-Exu­péry.

La deuxième semaine est pas­sée extrê­me­ment vite puis­que nous som­mes par­tis à la décou­verte du Pays avec les jeu­nes Liba­nais de nos famil­les et quel­ques jeu­nes du vil­lage.

C’est un pays aux mil­les con­tras­tes que nous avons appris à voir, et à com­pren­dre. Le début de semaine a été l’occa­sion de par­tir dans le Nord du Liban, dans la Val­lée de la Kad­di­sha : ainsi, nous avons eu l’occa­sion de visi­ter le musée de Gibran Kha­lil Gibran, un des plus grands, si ce n’est le plus grand, auteurs Liba­nais, écri­vain du Pro­phète notam­ment. Mais nous avons éga­le­ment été aux Cèdres, seule réserve où sont sau­ve­gar­dés des Cèdres du Liban, véri­ta­ble patri­moine bota­ni­que mais aussi his­to­ri­que de par leur âge. Cer­tains, hauts de 20-25 mètres ont plus de 1500 ans !

Mer­credi, nous par­tons en direc­tion de Bey­routh, cette fois avec le frère de Mar­gue­rite. L’air est chargé en pol­lu­tion, et cette impres­sion n’est que ren­for­cée par la forte cha­leur du bord de mer. L’air ne cir­cule pas. Cette ville meur­trie par les con­flits jusqu’à il y a 5 ans est une véri­ta­ble four­mi­lière. La recons­truc­tion de la capi­tale, plus grand chan­tier de (re)cons­truc­tion de l’épo­que, n’a été dépassé que par Dubaï, est ter­mi­née. Cepen­dant, dans cer­tains quar­tiers, on sent encore le poids des con­flits, avec les murs cri­blés de bal­les. Le Cen­tre Ville, véri­ta­ble pou­mon de la ville, qui cor­res­pon­drait de loin aux Champs Ely­sées Fran­çais, est pro­tégé par des check­points mili­tai­res de toute part. Il s’agit d’une ville tan­tôt très moderne de part les bâti­ments rava­lés voire même recons­truits, tan­tôt déla­brée : pol­lu­tion, con­flits, ancien­neté.

Après l’inter­face mari­time, nous nous ren­dons jeudi en direc­tion de la Plaine de la Bekaa, véri­ta­ble gre­nier du Liban, qui con­fère à ce pays le sur­nom du pays “du Lait et du Miel”. Nous res­tons au nord de cette vaste plaine agri­cole, à Zahrlé. Nous en pro­fi­tons pour faire quel­ques jeux avec les plus jeu­nes avant de remon­ter dans le bus.

Ven­dredi, ultime jour de notre pro­jet au Liban, est l’occa­sion de dres­ser un bilan de notre pro­jet avec les Liba­nais. Il est dans l’ensem­ble posi­tif. Nous par­ta­geons éga­le­ment les idées pour leur venue l’an pro­chain, vers juillet, dans l’agglo­mé­ra­tion gre­no­bloise, deuxième axe de notre pro­jet d’échange cul­tu­rel. Avant de faire nos baga­ges et par­ta­ger un der­nier repas en famille, nous ani­mons une après midi de jeux de car­tes : “Jun­gle Speed”, aux réac­tions aci­du­lées pour gagner, et le “6 qui prend”, un jeu plus tac­ti­que pour gagner la man­che ! La soi­rée se déroule sur la place du vil­lage en com­pa­gnie des jeu­nes Liba­nais, des ani­ma­teurs mais aussi et sur­tout de nos famil­les d’accueil que nous ne remer­cie­rons jamais assez pour leur géné­ro­sité !

Avant le Début de Semaine

Bon­jour à tous ! Bien­ve­nue sur radio Aïn El Khe­roubé ! En direct du vil­lage, Claire.

Notre pre­mière semaine se ter­mine, ce fut une semaine de fête ! Le 15 août est l’occa­sion pour les vil­la­geois d’invi­ter tous les habi­tants de la région à par­ti­ci­per aux spec­ta­cles qu’il y a tous les soirs. Magi­cienne, dan­seurs tra­di­tion­nels, chan­teurs, acteurs… sont venus nous faire décou­vrir leurs talents.

Nous som­mes ravis de par­ta­ger ces moments de joie avec les habi­tants. Force est de cons­ta­ter que la com­pli­cité qui s’est tis­sée entre fran­çais et liba­nais, ne cesse de s’accroî­tre.

Avec les plus grands, nous par­lons aussi bien musi­que qu’Inter­net, ou que poli­ti­que ! Il est inté­res­sant de décou­vrir leur point de vue sur la situa­tion poli­ti­que et reli­gieuse du Liban. Nous leur avons fait décou­vrir, et avec suc­cès, un jeu fran­çais incon­tour­na­ble : Jun­gle Speed ! Rires garan­tis ! C’est un jeu qui dépasse lar­ge­ment les fron­tiè­res !

Avec les plus jeu­nes nous par­ta­geons aussi des moments forts, con­so­li­dés par les ani­ma­tions et les visi­tes que nous fai­sons ensem­ble. Hier, nous avons pris le tél­phé­ri­que de Harissa: quelle joie pour les enfants qui pour la plu­part n’avait jamais fait cette sor­tie! Ce télé­phé­ri­que des­cend de Harissa, impor­tant site tou­ris­ti­que et reli­gieux qui domine la mer jusqu’à Jou­nieh, la ville en con­tre­bas.

Je reviens aujourd’hui même de la visite de Jeita, des grot­tes magni­fi­ques (clas­sées dans les dix pre­miè­res mer­veilles du monde)!

Des nouvelles fraîches, un projet qui avance, des animations qui fonctionnent !

Bon­jour à vous,

Nous pou­vons d’ores et déjà faire un pre­mier bilan sur notre avan­ce­ment : tout se passe bien.

Nous som­mes depuis le début de semaine face à des jeu­nes qui sont heu­reux de venir par­ti­ci­per aux jeux que nous pro­po­sons, du plus jeune au plus âgé, et du jeu le plus sim­ple à celui plus tor­tueux dans sa logi­que : La Main Passe, Dau­phin/Dau­phine, Grand Jeu dans le Vil­lage avec divers stands d’ani­ma­tions, Ker­messe.

Une des crain­tes que l’on avait en venant était la bar­rière de la lan­gue bien que San­dra nous ait affirmé qu’il n’en serait rien. C’est bel et bien le cas, les plus jeu­nes (4-5 ans) par­lent, comme les plus âgés (15 ans envi­ron), fran­çais. Ils étu­dient en effet à 90% dans des éco­les fran­co­pho­nes, le reste en école anglo­phone. Si les règles en fran­çais ne sont pas tou­jours com­pri­ses, les ani­ma­teurs Liba­nais tra­dui­sent en Arabe.

L’accueil dans les famil­les con­ti­nue à être un des aspects les plus tou­chants de notre expé­rience : nous som­mes en effet logés dans foyers dont les enfants par­ti­ci­pent aux acti­vi­tés. Ainsi, nous ne som­mes pas cou­pés et des jeu­nes et de la famille.

Les con­nexions Inter­net dépen­dant du réseau élec­tri­que, nous essayons de pos­ter les arti­cles quand il est pos­si­ble de le faire !

Nous ne don­nons pas de nou­vel­les du groupe fran­çais de manière pré­cise, mais tout le monde va bien :).

PS : ci-joint, une pho­to­gra­phie d’ani­ma­tion de mardi :

Animation_Mardi_Enfants.jpg

Notre arrivée et les premières 48 heures

Bon­soir à vous,

   C’est à l’aube de la troi­sième nuit au Liban que j’écris ces quel­ques lignes afin de vous tenir infor­més de nos deux pre­miers jours sur place. Hor­mis les quel­ques retards avec la Com­pa­gnie d’avia­tion Tur­kish Air­li­nes, nous som­mes arri­vés dans la nuit de samedi à 00h15, avec une arri­vée sur Bey­routh de toute beauté, feu d’arti­fice oblige.

   Hier, samedi, nos avons ren­con­tré à la fois les ani­ma­teurs liba­nais, au nom­bre de 8 et nos famil­les, qui sont cel­les de nos co-ani­ma­teurs. L’accueil liba­nais n’a pas à souf­frir de sa répu­ta­tion! Nous met­tons ensuite au point le pro­gramme d’ani­ma­tion pour les deux semai­nes à venir : ker­mes­ses et de grands jeux sont au pro­gramme! Nous com­men­çons réel­le­ment l’ani­ma­tion demain, lundi.

   Nous avons tous hâte de débu­ter ce pro­jet. C’est pour nous le début de la con­cré­ti­sa­tion de6 mois de pré­pa­ra­tion.

   Nous res­tons en con­tact éga­le­ment par mél, via le for­mu­laire que vous trou­ve­rez en haut de page.

Vin­cent

PS : en rai­son d’un nom­bre réduit de con­nexions Inter­net dans le vil­lage, Vin­cent et Soi­sic écri­rons la majo­rité des arti­cles, mais tous sont repré­sen­ta­tifs du groupe.





Une petite photo du groupe à l’escale d’Istan­bul, dans une cabine télé­pho­ni­que …très typi­que!

Dernier Point avant le départ

Ce sera sûre­ment, et nous l’espé­rons tous, le der­nier point que nous ferons de France. Nous par­tons demain pour Bey­routh via Lyon Saint-Exu­péry & Istan­bul afin d’arri­ver à 23h30 à Bey­routh. Nous avons con­nais­sance des diver­ses ten­sions poli­ti­ques appa­rues au cours de ces der­niers jours, tou­te­fois l’Ambas­sade de France au Liban n’a pas déclaré un blo­cus pour les voya­geurs.

Nous som­mes tou­jours autant moti­vés pour le départ et avons déjà envie d’y être !

PS : Le Blog con­ti­nuera d’être ali­menté en nou­vel­les et arti­cles tous les deux ou trois jours, par un jeune dif­fé­rent.

Un avant goût du voyage...


Bey­routh.



Le monu­ment aux Mar­tyrs, cri­blé de bal­les, se dresse au milieu de la place des canons.

 


















Sym­bole de Bey­routh, les énor­mes exac­tions de la grotte aux pigeons.


La val­lée de la Qadi­sha.



CP : Serge G.

Les Quinze Jours sur Place

Alors que nous avions évo­qué à un moment donné l’idée de ne faire de l’ani­ma­tion que durant les mati­nées de la pre­mière semaine, nous avons beau­coup appro­fondi le sujet pour en arri­ver à la déci­sion de faire une semaine com­plète d’ani­ma­tion.

La pre­mière semaine sera donc décom­po­sée en deux temps. Le matin, les ani­ma­teurs fran­çais et les ani­ma­teurs liba­nais réflé­chi­ront sur les ani­ma­tions qu’ils pro­po­se­ront l’aprés midi aux enfants (entre 5 et 12 ans) du vil­lage.

Le pro­jet abou­tira en fin de semaine, le samedi soir pour être pré­cis, à une pré­sen­ta­tion aux vil­la­geois de notre pro­gramme puis­que ce sera la fête au vil­lage.

La deuxième semaine, nous serons encore avec les jeu­nes les mati­nées jusqu’au jeudi matin, puis­que nous par­ti­rons ensuite en trek­king pour deux jours. Les après midi de cette semaine-là, les Liba­nais sou­hai­tent nous faire par­ta­ger leur cul­ture en nous fai­sant visi­ter quel­ques hauts lieux de leur pays : Bey­routh prin­ci­pa­le­ment, et quel­ques vil­la­ges autour d’Aïn El Karoubé.

Tout au long du séjour nous serons hébergé dans les famil­les des ani­ma­teurs liba­nais, qui ont notre âge. Coeur du pro­jet, cette idée res­tera.

Coeur du pro­jet éga­le­ment, et nous y tra­vaillons déjà, la venue des jeu­nes Liba­nais l’année pro­chaine en France.

Etat d'avancement

Prin­temps rime sou­vent avec com­mis­sions !

Nous avons en effet depuis début avril eu plu­sieurs com­mis­sions :

- Région Rhône Alpes : C’est Vin­cent qui y est allé. La per­sonne qui l’a reçu n’avait pas con­nais­sance du pro­jet afin de faire remon­ter les infor­ma­tions les plus objec­ti­ves au Con­seil Régio­nal, coeur déci­sion­nel. La réponse sera don­née fin juillet envi­ron. En atten­dant, de nou­vel­les pré­ci­sions nous sont deman­dées afin de vali­der un pro­jet le plus abouti pos­si­ble. La ques­tion “vacan­ces” res­sort encore une fois dans les deman­des, et c’est pour nous quel­que chose qui nous appa­rait comme une évi­dence, nous n’y allons pas pour ça, mais com­ment l’expli­quer au mieux ? C’est ce que nous allons essayer de faire ! -> Le Con­seil Géné­ral sub­ven­tionne à hau­teur de 600€ notre pro­jet. Nous som­mes heu­reux de pou­voir les comp­ter parmi nos par­te­nai­res.

- Con­seil géné­ral de l’Isère : le dos­sier a été étu­dié, et bien que ce ne soit encore qu’à moi­tié offi­ciel, le pro­jet n’a pas retenu l’atten­tion du Dépar­te­ment. -> Cette déci­sion a été offi­cia­li­sée le 23 juillet 2010.

- La DDCS (Direc­tion Dépar­te­men­tale de la Cohé­sion Sociale, rem­pla­çant la DDJS {Jeu­nesse & Sport}) : appuyé par la Mai­rie échi­rol­loise, nous n’avons obtenu aucune réponse.

- Mai­rie d’Echi­rol­les : avec qui nous avons monté une grand part du pro­jet (Chris­to­phe Ranc du Bureau Infor­ma­tion Jeu­nesse) pour les sub­ven­tions. Elle nous accorde sa con­fiance en pre­nant part au pro­jet à hau­teur de 1000€. Il s’agit éga­le­ment du coup de départ pour la pré­pa­ra­tion de l’après pro­jet. Le pro­jet a été porté par tous les échi­rol­lois (Anna­belle, Soi­sic & Vin­cent).

- Mai­rie de Seys­sins : Après deux com­mis­sions, aux­quel­les ont par­ti­ci­pés Claire & Vin­cent, le con­seil muni­ci­pal pren­dra posi­tion nor­ma­le­ment au mois de juillet. -> Cette prise de posi­tion n’a pas abou­tie de manière favo­ra­ble pour l’ensem­ble du groupe.

- Mai­rie d’Eybens : Gué­nola a une date de com­mis­sion le 30 juin. Le pro­jet est donc en attente.

- Mai­rie de Saint-Etienne-de-Cros­sey : Isa­belle est éga­le­ment en dis­cus­sion avec le Pôle Jeu­nesse (AEJ) de la ville afin de le por­ter à la con­nais­sance des élus muni­ci­paux.

Nous som­mes donc heu­reux de savoir notre pro­jet reconnu par des auto­ri­tés publi­ques, avec qui nous por­te­rons le pro­jet le plus loin pos­si­ble, notam­ment dans les pro­jets de retour (venue des Liba­nais, expo­si­tion pho­tos, débats…).

Arti­cle Mis A Jour le 4 Août 2010.

Le Projet d'Animation décortiqué

Bon­jour à tous, Après un long moment d’absence pour cau­ses de fin d’année, syno­nyme d’épreu­ves (Bac­ca­lau­réat, Par­tiels…), et de mul­ti­ples réu­nions diver­ses et variées, nous met­tons à jour le site de notre Pro­jet avec tou­tes les infor­ma­tions dont nous dis­po­sons et qui sont donc sen­sées être les plus à jour pos­si­ble !

En com­men­çant par l’ani­ma­tion, coeur de notre pro­jet d’échange au Liban.

Depuis la rédac­tion du pro­jet, nous avons revu l’orga­ni­sa­tion de l’emploi du temps des deux semai­nes. En effet, il nous parais­sait impor­tant pour nous de nous recen­trer sur une de nos prin­ci­pa­les moti­va­tions au départ : la décou­verte de l’Autre par l’immer­sion dans la vie du vil­lage et donc la par­ti­ci­pa­tion à la vie du vie du vil­lage par l’ani­ma­tion de jeu­nes.

Dans le groupe isé­rois, Claire et Isa­belle sont effet titu­lai­res du BAFA, gage d’une for­ma­tion d’ani­ma­tion recon­nue en France. Mais tous avons une expé­rience plus ou moins appuyée de l’ani­ma­tion auprès des clas­ses d’âges que nous aurons, à savoir une ving­taine de jeu­nes âgés de 5 à 14-15 ans envi­ron. Une ques­tion revient sou­vent à ce pro­pos :

D’où vien­nent-ils, dans quel cadre est-ce que vous vous pla­cez ?

La réponse est la sui­vante : nous serons dans un vil­lage catho­li­que, et la paroisse du vil­lage orga­nise les acti­vi­tés des vacan­ces esti­va­les qui durent 3 mois au Liban. Il n’y a pas de struc­ture indé­pen­dante comme en France, le pays n’étant pas laïc.

Au cours de la pre­mière semaine, nous pré­pa­re­rons le matin avec les ani­ma­teurs liba­nais le pro­gramme de l’après midi. Nous sou­hai­tons met­tre en avant l’échange cul­tu­rel nous avons éga­le­ment prévu de pro­po­ser de nom­breux jeux col­lec­tifs. La deuxième semaine, nous décou­vri­rons grâce aux jeu­nes liba­nais leur pays avec des ran­don­nées, des visi­tes…

Soisic

SoisicJe suis sur le pro­jet depuis fin jan­vier. J’ai décidé de par­ti­ci­per à cette expé­rience dès que j’en ai entendu par­ler ! Le pro­jet va nous per­met­tre à tous de nous rap­pro­cher d’une nou­velle cul­ture et c’est cela qui me motive !

J’ai 18 ans, et je ter­mine le lycée à la fin de l’année. C’est vrai que je suis une des plus jeu­nes du groupe mais cela ne va pas me dis­sua­der ! Je con­nais la plu­part des autres depuis plu­sieurs d’années, on par­tage pas mal de cen­tres d’inté­rêts, la pho­to­gra­phie notam­ment. J’aime sur­tout pren­dre les pay­sa­ges, mais je vais par­ti­ci­per à une inter­ven­tion au sein du lycée qui va me per­met­tre d’appren­dre à immor­ta­li­ser les visa­ges =)

Avec Gué­nola & Vin­cent, nous venons de par­ti­ci­per à un week-end de pré­pa­ra­tion pour les pro­jets de jeu­nes orga­nisé pas plu­sieurs orga­ni­sa­tion soli­dai­res dont la DDCS. Après une expé­rience pareille, je suis encore plus à fond dans le pro­jet ! J’ai pu échan­ger avec d’autres jeu­nes qui, comme moi, dési­rent décou­vrir le monde de leurs pro­pres yeux et se ren­dre uti­les, et aussi avec les adul­tes res­pon­sa­bles de la for­ma­tion. Eux nous ont ouvert de nou­vel­les voies de réflexion quant à nos moti­va­tions et le rap­port à l’autre. Ce der­nier est un élé­ment clé du pro­jet, son cen­tre même peut-être ; c’est avec les jeu­nes de là-bas que nous allons décou­vrir ce pays que l’on dit mer­veilleux. Notre voyage s’ins­crit dans une réelle démar­che d’échange qui me sem­ble être néces­saire pour dépas­ser les pré­ju­gés.

Au-delà des échan­ges et de la coo­pé­ra­tion entre les grou­pes, l’aspect trek m’attire per­son­nel­le­ment : j’aime énor­mé­ment la mon­ta­gne et les sports qu’on peut y pra­ti­quer. Alors décou­vrir le Liban à pied, c’est fait pour moi !

Camille

CamilleJe suis étu­diante en troi­sième année de Licence MIAGE à Gre­no­ble (Métho­des Infor­ma­ti­ques Appli­quées à la Ges­tion d’Entre­prise).

J’aime ren­con­trer des gens et vivre des bons moments avec eux. Aussi faire des sports de nature du vélo, de la ran­don­née, du ski. Je fais du ski nor­di­que avec le club ‘Ver­cors Han­di­sport’. J’ai en effet une hémi­plé­gie du côté gau­che.

Lors­que l’on m’a pro­po­sée de par­ti­ci­per à ce pro­jet au Liban, je me suis dit que c’est un super pro­jet, une chance à acqué­rir. Pou­voir par­tir à la décou­verte d’une autre cul­ture, d’un autre pays. Aller voir com­ment d’autres jeu­nes citoyens du monde glo­ba­lisé vivent leur vie.

Isabelle

IsabelleJe suis étu­diante en pre­mière année de BTS ESF (Éco­no­mie Sociale et Fami­liale) au Lycée Iser Bor­dier de Gre­no­ble. J’aime la mui­que (jouant du vio­lon), le chant, les acti­vi­tés manuel­les, l’ani­ma­tion en colo­nie, la mar­che à pied mais, ce que j’appré­cie le plus par­ti­cu­liè­re­ment est la décou­verte d’autres per­son­nes par le par­tage et la dis­cus­sion avec elles.

C’est par un mél de Claire que j’ai eu con­nais­sance du pro­jet au Liban. Sa pré­sen­ta­tion m’a beau­coup plu.

Je ne con­nais pas grand chose du Liban. Ce sera pour moi une grande décou­verte ! Notam­ment au niveau de la Cul­ture, de son His­toire et de la vie quo­ti­dienne des Liba­nais pui­que nous allons par­ta­ger le quo­ti­dien des famil­les durant deux semai­nes.

Cet échange n’est pas seu­le­ment un voyage de “con­som­ma­tion” mais aussi un voyage où l’on porte le pro­jet et qui per­met donc de s’impli­quer au sein du vil­lage (pour les ani­ma­tions notam­ment).

De plus, il y a une dimen­sion ren­for­cée du terme d’échange puis­que l’an pro­chain nous accueille­rons le groupe de jeu­nes Liba­nais commme eux l’auront fait pour nous aupa­ra­vant.

Claire

Quand j’ai entendu parler du projet au Liban, je n’ai pas réfléchi longtemps. Il faut saisir sa chance, ce n’est pas tous les jours que l’on peut faire un voyage de cette envergure ! Mon grand-père m’a toujours dit que c’était un des plus beaux pays du monde. Et, plus qu’un voyage ''contemplatif'', c’est la découverte de l’Autre, et le Respect qui forcément va de pair, qui m’a séduite. Ce qui est enthousiasmant, c’est de partir en sachant que l’on va donner autant que l’on peut, mais aussi recevoir, et souvent plus qu’on l’aurait imaginé. C’est un véritable échange.

De plus, nous ne partons pas en « consommateurs », nous sommes acteurs de notre projet ! C’est donc toute une progression, il n’y a pas que les 15 jours au Liban, il y a l'« avant », et l'« après ». Des aventures comme celle-là, des projets un peu fous, ils ouvrent notre esprit, ils nous construisent. C’est ainsi que de jour en jour, de rêve en rêve, on devient Adulte.

Plusieurs ici aiment la photographie. Pour ma part, plus qu’un appareil photo (trop fragile entre les mains d’une maladroite comme moi !), c’est un carnet de croquis que je prends en vacances. Une autre manière d’immortaliser ce qui me touche, un instant, un paysage, que je souhaite ne pas oublier. Je suis actuellement en première année de médecine. Je pratique l’escalade, ainsi que la randonnée. Je suis en fait attirée par les sports qui touchent à la nature, et permettent de prendre de la hauteur !

Annabelle

Lors­que l’on m’a parlé de ce pro­jet, de par­tir au Liban, je n’ai pres­que pas hésité. En effet j’ai tou­jours rêvé de faire un grand voyage, de par­tir à l’aven­ture, alors le Liban est donc pour moi l’occa­sion de “réa­li­ser ce rêve” !

C’est aussi de pou­voir mon­ter nous même le pro­jet qui m’a séduite : orga­ni­ser, pla­ni­fier, pré­pa­rer, envoyer des méls… et c’est déjà le début du voyage ! Ce pro­jet a aussi beau­coup de sens car ce n’est pas seu­le­ment un voyage de 15 jours mais c’est aussi un véri­ta­ble échange ; puis­que les jeu­nes Liba­nais vien­dront visi­ter notre région l’année pro­chaine. 

Cette année, Je suis en ter­mi­nale S (scien­ti­fi­que) au lycée Marie Curie d’Échi­rol­les (38). Je fais éga­le­ment de la danse, c’est d’ailleurs comme cela que j’ai connu Gué­nola, du théâ­tre et j’anime le club photo du lycée avec Soi­sic.

La guerre civile de 1975 à 1990

En 1948, près de 140 000 Pales­ti­niens chas­sés de leurs ter­res par Israël se réfu­gient au Liban. En effet, à la suite du Géno­cide des Juifs d’Europe par l’Alle­ma­gne nazie durant la Seconde Guerre mon­diale, l’Orga­ni­sa­tion des Nations Unies a accordé une par­tie aux Juifs res­ca­pés et aux autres Juifs du monde : la Pales­tine. Mais ce ter­ri­toire n’était pas vide : depuis 2 000 ans, il était occupé par les Ara­bes Pales­ti­niens, par les Chré­tiens d’Orient et par des Juifs autoch­to­nes qui y vivaient en bonne entente. La créa­tion et la recon­nais­sance par le monde du jeune État d’Israël a détruit cette bonne entente et a rendu rivaux les peu­ples Juif et Pales­ti­nien. Ces Pales­ti­niens, accueillis au Liban, cons­ti­tuent une main-d’œuvre peu exi­geante qui est une aubaine pour le pays en période de crois­sance. Mal­gré tout, ces Pales­ti­niens n’en demeure pas moins des étran­gers déra­ci­nés. Depuis le Liban, ils s’arment afin de recon­qué­rir leurs ter­res en Israël et de fon­der eux aussi leur État. Une résis­tance s’orga­nise. À cause de ses allian­ces, mais aussi parce que la nata­lité est plus forte chez les Musul­mans, la com­mu­nauté Chré­tienne devient mino­ri­taire et se sent mena­cée. Elle cher­che alors un sou­tien auprès de ses voi­sins : la Syrie et Israël. La ville de Bey­routh se coupe en deux : quar­tiers à domi­nante Musul­mane, et des quar­tiers Chré­tiens; qui s’affron­tent for­cé­ment. Les pays fron­ta­liers s’en mêlent, tout le monde a des inté­rêts diver­gents. Le Liban finit par deve­nir le champ de bataille de ses voi­sins.

Bien que le pro­blème des Pales­ti­niens ne soit pas réglé, puisqu’ils n’ont pas encore d’État pro­pre, cette guerre prend fin en 1990 grâce à un accord de paix signé par le Liban, rati­fié par les pays Ara­bes et par­rainé par les pays Occi­den­taux. C’est l’accord de Taêf, qui doit son nom à la ville Saou­dienne où il a été signé. Il con­firme le pacte oral de la répar­ti­tion des pou­voirs entre les com­mu­nau­tés Chré­tienne, Sun­nite et Chiite, et réé­qui­li­bre les pou­voirs entre les trois pré­si­dents. Mais les natio­na­lis­mes et les ten­sions reli­gieu­ses qui exis­tent entre les États du Moyen-Orient font tou­jours de cette région du monde une véri­ta­ble pou­drière. Immé­dia­te­ment après la fin de la guerre civile, de grands efforts ont été faits pour recons­truire le pays, par le biais d’inves­tis­se­ments colos­saux du Gou­ver­ne­ment. De ce fait, grâce à ces efforts, l’IDH (Indice de Déve­lop­pe­ment Humain allant de 0 à 1) du Liban est passé de 0,677 en 1990 à 0,803 en 2008. En outre, au début 2006, le pays a atteint un niveau de sta­bi­lité rela­ti­ve­ment élevé et la recons­truc­tion de Bey­routh est entrée dans sa phase “high-den­sity”. Cette année-là, un nom­bre tou­jours crois­sant de tou­ris­tes a été enre­gis­tré.

En juillet 2006, Israël, se sen­tant mena­cés par la résis­tance Chiite au Sud du Liban, bom­barde des vil­la­ges, la ban­lieue Sud de Bey­routh et l’aéro­port. Une guerre éclate. Les liba­nais se met­tent à déses­pé­rer, un nou­veau con­flit peut sur­ve­nir à tout ins­tant, dont les enjeux ne con­cer­nent pas vrai­ment les popu­la­tions loca­les, qui ont tou­jours vécu ensem­ble, mais plu­tôt les pays voi­sins. D’aucun craint que le pays ne s’en relève jamais. Cette guerre a mis un terme à l’afflux tou­ris­ti­que et a causé de grands dom­ma­ges aux infra­struc­tu­res civi­les du pays. Les rou­tes et les ponts du pays sont détruits alors que le Liban venait à peine d’être recons­truit. Tous ces dom­ma­ges sont esti­més à envi­ron 3 mil­liards de Dol­lars amé­ri­cains sans comp­ter le ralen­tis­se­ment éco­no­mi­que qui s’en est suivi. Cepen­dant, l’année 2009 enre­gis­tre un flux record de tou­ris­tes au Liban (estimé à 2 000 000). Bey­routh a d’ailleurs été clas­sée par le New York Times comme la pre­mière ville à visi­ter pour l’année 2009.

SOUR­CES : Wiki­pe­dia & Kochka, & Duf­fet, S. (2008). Jou­mana, Omar ET Alia vivent au Liban (coll. Enfants d’ailleurs). Paris: Éd. De La Mar­ti­nière.

Vincent

VincentSans refaire un retour à l’Empire Byzan­tin, ou plus encore, à l’Empire Romain d’Orient, je pense que cet échange avec les jeu­nes Liba­nais va être pour moi l’occa­sion de décou­vrir une autre Cul­ture. Cul­ture au sens large, au sens eth­ni­que, au sens culi­naire, au sens cou­tu­mes, au sens…

Je suis actuel­le­ment en Licence II His­toire, à l’ARSH (Bâti­ment des ARts et Scien­ces Humai­nes de Gre­no­ble) en vue de tra­vailler dans l’action inter­na­tio­nale, ou dans la Cul­ture et la Con­ser­va­tion du Patri­moine. En même temps, je suis éga­le­ment vaca­taire au Musée dépar­te­men­tal de la Vis­cose d’Échi­rol­les. Cette mixité d’acti­vité au sein de la dis­ci­pline his­to­ri­que me per­met d’appré­hen­der avec inté­rêt toute l’actua­lité, tant éco­no­mi­que que géo­po­li­ti­que. C’est aussi par ce biais que je cul­tive un inté­rêt pour tout ce qui m’entoure.

En dehors de ce cadre for­mel, et pres­que indi­vi­dua­liste, je pra­ti­que le vélo de route, échap­pa­toire de la fin de semaine, et la Pho­to­gra­phie, comme cer­tai­nes autres per­son­nes du groupe. À tra­vers cette pra­ti­que je cher­che à immor­ta­li­ser un moment, un regard, un visage, une expres­sion, ou plus encore faire plai­sir en par­ta­geant ces sou­ve­nirs avec mon entou­rage.

C’est pour­quoi par­tir avec ce groupe gre­no­blois, et vivre cette expé­rience de ren­con­tre et d’échange sera une véri­ta­ble avan­cée dans la décou­verte de la com­pré­hen­sion sociale et humaine, et par­ta­ger cela avec les jeu­nes liba­nais, à tra­vers la pho­to­gra­phie, la musi­que ou encore la lec­ture, je l’espère, sera un plai­sir par­tagé de nos vies.

Une Histoire très ancienne

L’his­toire ancienne du Liban se con­fond avec celle de la Phé­ni­cie, un Empire apparu au troi­sième mil­lé­naire avant notre ère, qui s’éten­dait depuis le mont Car­mel, au Sud, jus­que vers l’embou­chure de l’Oronte, au Nord. Les Phé­ni­ciens étaient les com­mer­çants les plus actifs de la mer Médi­ter­ra­née. Ainsi, dans l’Anti­quité, Bey­routh est devenu un port médi­ter­ra­néen assu­rant le trans­port de mar­chan­di­ses entre l’Occi­dent et le Moyen-Orient.

Au début de notre ère, le Liban devint une par­tie de la pro­vince syrienne de l’Empire romain puis de l’Empire byzan­tin. C’est le temps du Christ et de la nais­sance des Égli­ses Chré­tien­nes. En 636, ils sont con­quis par les Ara­bes. C’est le temps de l’Islam. La mon­ta­gne liba­naise, très escar­peé, sert alors de refuge à diver­ses com­mu­nau­tés Chré­tien­nes et Dru­zes…

Les XIe et XIIe siè­cles voient se dérou­ler sur le ter­ri­toire liba­nais les Croi­sa­des. Ce grand élan mys­ti­que et guer­rier de l’Occi­dent se don­nait pour but de libé­rer Jéru­sa­lem des Musul­mans qui l’avaient con­quise. L’Empire Musul­man s’éten­dait alors des fron­tiè­res de l’Inde jusqu’au rivage atlan­ti­que de l’Afri­que et jusqu’en Espa­gne. Le monde Musul­man mène alors à son tour sa guerre sainte con­tre les Croi­sés. Le héros suprême de cette guerre Sainte isla­mi­que est Sala­din. La Syrie, dont le mont Liban fait alors par­tie, est diri­gée par les suc­ces­seurs de celui-ci, depuis Damas, puis du Caire en Égypte.

Au milieu du XIIIe siè­cle, les Mame­louks, guer­riers Turcs, pren­nent le pou­voir et diri­gent la région jusqu’au début du XVIe siè­cle. Ensuite, le Liban est annexé par le vaste Empire Otto­man (Musul­man), dirigé depuis Istan­bul. C’est toute cette his­toire et la suc­ces­sion de ces diver­ses inva­sions qui expli­quent aujourd’hui encore le ras­sem­ble­ment des dif­fé­ren­tes com­mu­nau­tés reli­gieu­ses, sur un si petit ter­ri­toire. À la chute de cet Empire, à la fin de la Pre­mière Guerre mon­diale en 1922 (après 623 ans), les puis­san­ces occi­den­ta­les se par­ta­gent le Moyen-Orient.

Entre 1920 et 1943, le Liban est placé sous Man­dat fran­çais. La France l’admi­nis­tre pour un temps afin de l’ame­ner pro­gres­si­ve­ment à pren­dre son Indé­pen­dance.

En 1943, l’Indé­pen­dance est pro­cla­mée : le Liban devient une Répu­bli­que. À par­tir de cette date et jusqu’en 1975, le pays con­nait une période de rela­tive pros­pé­rité éco­no­mi­que et de sta­bi­lité poli­ti­que, per­mise par la forte crois­sance des sec­teurs du tou­risme, de l’agri­cul­ture ainsi que du sec­teur des finan­ces et ser­vi­ces (ban­ques, assu­ran­ces…). Le pays est, de ce fait, con­si­déré comme le “cof­fre-fort du Levant”, et est éga­le­ment connu comme “La Suisse du Moyen-Orient”, du fait de son poids et de sa puis­sance finan­cière. Le Liban attire un grand nom­bre de tou­ris­tes, en grande par­tie du fait que, Bey­routh, la capi­tale du pays, est con­nue comme le « Paris du Moyen-Orient ».

SOUR­CES : Wiki­pe­dia & Kochka, & Duf­fet, S. (2008). Jou­mana, Omar ET Alia vivent au Liban (coll. Enfants d’ailleurs). Paris: Éd. De La Mar­ti­nière.

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